Chambres d'hotes Cote d'azur autrement

Une collection de chambres d'hôtes de qualité des Alpes maritimes

La proportion du bâtiment est donnée, d’entrée de jeu, par la céramique extérieure. Reprenant la maquette d’un projet initialement destiné au stade vélodrome d’Hanovre, la fresque représente un homme avec un ballon, motif sportif cher à Fernand Léger. Il s’agit d’une première réalisation monumentale mélangeant ainsi les matériaux. Chaque élément a été construit comme un puzzle, pour pouvoir être cuit au four, puis les 230 pièces ont été assemblées.

L’architecte initial, André Svetchine, a conçu un édifice simple, sorte de socle où poser le monument, au milieu du parc. A l’époque de sa construction, il n’y avait pas encore toute cette végétation et le musée pouvait se voir depuis Antibes. Le paysagiste Henri Frisch a voulu créer une sorte d’écrin de cyprès, pins et oliviers, permettant au visiteur de circuler à l’ombre et d’admirer la fresque. Les plantations sont vertes afin de privilégier la couleur de la mosaïque. Le fait d’intégrer l’ombre dans ce projet, situé sur la Côte d’Azur, était une excellente idée.*

En 1990, après l’intervention de plusieurs architectes (Schoebel et Barani), le musée a doublé sa superficie et présente une collection de 300 œuvres couvrant toute la carrière de Fernand Léger dont les œuvres rayonnent au milieu de celles d’autres artistes (mosaïques de Heidi et Lino Melano, hauts-reliefs de Roland et Claude Brice, vitraux de Jacques Loire..). Nadia Léger fait tisser deux tapisseries pour habiller les murs du hall d’entrée et améliorer l’acoustique. La grande porte vitrée donne une belle ouverture sur la nature.

Dans l’engouement pour la céramique des années 50, Picasso travaille à Vallauris et Fernand Léger choisit Biot pour sa longue tradition de poterie. Il travaille avec le céramiste Roland Brice, d’abord sur les bas-reliefs, jouant sur les rapprochements contrastés des formes et les émotions de la couleur. Fernand Léger a également travaillé dans l’atelier de la rue des Roses, repris aujourd’hui par l’artiste Jacky Coville.

En dépit d’une apparence de simplicité, tout est pensé dans les œuvres de Fernand Léger, qui sont le fruit d’une grande performance technique (découpage, puzzle, contraste des couleurs) et d’une recherche constante de synthèse entre les arts.

Le musée s’ouvre au public en 1960. Suite à une donation en 1967, - la première de ce genre - il est devenu musée national en 1969.

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